Mon Datacenter est-il vivant ? 1ère partie

biologicalSDDC

FIG1 : Une cellule stockant de l’information binaire. (source inconnue)

 

Dans cette série d’articles, je vais développer quelques uns des concepts qui m’apparaissent tellement résonner avec ce que j’appellerais le début de l’ère du SDDC.
Cela me donnera l’occasion de me présenter, et me donne l’opportunité d’introduire mon blog qui parlera bien évidement des datacenters, de la virtualisation, de l’EUC et de biologie.
Dans une vie antérieure, j’ai reçu une formation en biologie cellulaire et en chimie organique avec une spécialisation en génétique. Il me semble que nous sommes toujours constitué de ce que nous avons été et de ce que nous voulons devenir. Ainsi, même si je suis ingénieur système depuis plus de 15 ans, même si je travailles sur la virtualisation depuis 10 ans, je suis toujours intéressé par des sujets comme la biologie du vivant, l’homéostasie, d’alimentation humaine, de biologie du sport et tout un tas de sujets aussi excitants les uns que les autres.
En tant que spécialiste de la Virtualisation, je dois maintenant faire face au dilemme de notre job. La connaissance du stack entier de la virtualisation, n’est plus la fondation sur laquelle je peux m’assoir et construire mon datacenter. L’information dans notre petit milieu est passé du filet d’eau (bon un gros filet en ce qui concerne les KB / best practices) de l’ère pré-vSphere à la rivière vSphere pour finalement passer au dessus de la digue et tout envahir. C’est excellent ! Je dirais même j’adore ça. Ca me rappelle mes études où les professeurs (surtout en biologie cellulaire…) nous racontais que la science était une bête sauvage qu’il fallait savoir chevaucher pour voir où elle nous menait.  Et vous savez quoi ? plus je pense à cela, plus je trouve des analogies avec la biologie. C’est quoi un backbone sinon une colonne vertebrale, le feedback, le cycle de vie, la réplication, un heartbeat, le greenIT, un grand nombre de concepts en biologie font sens si on essaye de les appliquer à l’informatique… et c’est bien normal ! l’informatique devient de plus en plus intelligente et les progrès en ingénierie robotique et médicale préfigurent une forme de convergence des 2 mondes.
L’analogie entre le SDDC (centre de donnée défini par logiciel ? beurk restons sur SDDC) et un organisme multicellulaire est pour moi une évidence. Un SDDC c’est juste une manière de concevoir le Datacenter comme un ensemble complexe de hardware automatisés et pilotés par un logiciel. Son but ? faire « vivre » des applications dans les meilleures conditions possibles tout en étant économiquement viable. A mon sens cela reste proche de la définition d’un organisme : un organisme est viable dans le temps s’il est écologiquement viable : soit il a le temps de se reproduire soit il ne peut pas. L’écologie n’est pas un monde de bisounours vert, globalement l’écologie est la sience qui étudie les chaines alimentaires dans un écosystème donné… pas très éloigné de l’économie en somme.
Dans le prochain article, nous aborderons les différents composants d’un datacenter automatisé en continuant l’analogie avec la biologie :

  • l’énergie,
  • l’intelligence,
  • l’adn,

tout en rentrant plus dans les détails cette fois.

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Fig2 : modèle informatique d’une cellule (http://blog.threestory.com/wordpress/tag/cell)

A très vite !
VirtTom