La Lettre de l’oncle TOM (LLDOT3)

Bonjour à tous !

Ces dernières semaines ont été riches en annonces tenant en haleine le monde de l’IT et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! En effet, même s’il y a beaucoup plus de marketing autour de nos métiers (que celui qui n’a jamais utilisé le terme digital me jette la première pierre !), que de changements dans les salles serveurs, la révolution numérique n’en est pas moins là !

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FIG 1: la révolution numérique. Tiré de : lemag-numérique.com

Nous pourrions étendre la vision de cette révolution à une révolution historique, une nouvelle ère cependant il est préférable ici de se focaliser sur le domaine qui nous intéresse en premier lieu : l’IT.

Dans ce billet, je vous propose d’aborder l’évolution des infrastructures en brossant ce qui un tableau possible des prochains mouvements dans le cloud computing du point de vue d’un acteur, cher à mon cœur, qui tente d’exister au milieu des mastodontes, j’ai nommé Nutanix !  pour cela je vous propose une analyse d’un article de The register : https://www.theregister.co.uk/2017/10/06/nutanix_google_amazon_azure/

Bien heureux celui qui réussira à déterminer de manière claire et sûre quel sera le paysage de l’IT en 2025 voir même en 2020 ! Maintenant, alors que de plus en plus de sociétés franchissent le pas du cloud public, le champ des possibles se réduit ! Parler d’un écosystème me semble plus que pertinent. Afin de clarifier l’analogie, je pousserais plus loin : imaginons un monde où les dinosaures de l’IT, les prédateurs suprêmes viennent de subir une conflagration, la météorite cloud public ! L’analogie n’est pas tout à fait exacte, loin de moi l’idée de pronostiquer l’extinction de certaines espèces. Mais tout de même, disons que le haut de la chaine alimentaire, ces grosses sociétés qui mangent les petites ne peuvent plus fonctionner comme avant. D’abord l’innovation va trop vite, ce bouillonnement d’idées, de technologies explose et le cloud public permet alors aux petites sociétés de suivre un développement ultra-rapide, d’imaginer un modèle de développement et ainsi battre les sociétés trop bien installées pour évoluer aussi vite. Je pense ici à des sociétés comme Netflix et Tesla ! Dans notre milieu, l’infra, les dominants ont tous une part d’innovation dans leur ADN et il est moins simple pour les petites sociétés de se donner un moyen d’exister. Selon l’article du Register, les grosses sociétés contrôlant le marché du cloud (occidental comme un commentateur l’a précisé, Alibaba étant de la partie avec sa filiale Alyun ainsi que Baidu et Tencent le BAT veut détrôner le GAFA !) ce seront-elles qui « domineront » le monde de l’IT dans les années à venir.

Cet article est avant tout un commentaire, une synthèse suite à une récente interview du président de Nutanix, Mr Nair. Le point de vue développé ici, correspond bien à une réalité terrain que l’on perçoit : au-delà du discours marketing sur le cloud public se pose le constat de la gestion de l’existant et de sa migration éventuelle dans une offre cloud globalisée, hybride afin de répondre au mieux au besoin. Sans aborder les changements que cela implique au niveau :

  • des méthodes de travail des métiers,
  • de la gestion des données et des risques associés,
  • de l’administration globale de l’IT !
  • de l’amortissement des investissements passés et présents…

Si l’on se concentre sur l’aspect transformation purement techniques, il devient évident que les sociétés avec un minimum d’historique ne peuvent migrer en un claquement de doigts. De plus ces sociétés ne peuvent tout migrer dans le cloud public sans une refonte complète. Les 3 plus gros acteurs du cloud public présents sur nos marchés occidentaux se doivent donc de proposer une alternative. Et ceci est valable également pour les fournisseurs de matériel et de logiciels liés à l’infrastructure ! En effet, s’il n’y a plus de renouvellement de datacenter, ou une baisse dans l’utilisation de l’IT on premise, ceci va avoir un impact direct sur leur volume de vente !

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FIG 2 : le cloud hybride, les 3 Kaïju. Tiré de l’article de theregister.co.uk

L’acteur semblant le mieux positionné pour occuper le marché, l’écosystème du cloud hybride est bien évidemment Microsoft. Avec son offre Azure / Azure Stack, Microsoft adresse à lui seul l’ensemble du marché. Le leader du marché n’est pas en reste avec les grosses annonces conjointes AWS / VMware, le partenariat répond à une exigence forte de client ayant virtualisé leur SI et souhaitant passer à l’étape d’après. Enfin quid de google ? si l’on en croit the register, un premier acteur positionné sur le sujet est un acteur du monde du HCI KVM. Scale Computing ! L’implémentation du cloud par Google reposant sur un hyperviseur KVM, c’est naturellement vers cet hyperviseur on premise que l’on peut se diriger et Scale Computing est un de ces acteurs. Certes. Cependant le leader du marché des HCI n’est pas en reste ! Clairement, et c’est bien là le cœur de l’article que nous analysons ici, Nutanix a montré qu’il était plus qu’un acteur du stockage distribué. Les ambitions de Nutanix vont bien au-delà et leur proposition de valeur est la suivante : fournir aux clients une infrastructure de cloud permettant de lier simplement (c’est LE leitmotiv selon moi) leur infrastructure cloud privé et le cloud public. Leur OS d’hyperviseur étant KVM depuis le début, il était donc naturel que Nutanix se positionne comme partenaire Google ! Pour autant Nutanix dans les faits comme dans son discours a toujours cherché à étendre sa surface de partenariat, la possibilité de positionner leurs produits pour les rendre compatibles avec le marché.

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FIG 3: un ecosystème est un cycle ! tiré de sfecologie.org.

S’intégrer plutôt que pousser les autres. S’intégrer à son écosystème pour exister. Cela implique que les partenariats, les concurrences, le codéveloppement sont des étapes de l’existence de la société. L’écosystème subissant une profonde restructuration, une révolution ! il parait naturel que ces interactions entre entreprises soient changeantes. Du point de vue de Nutanix, il parait du coup plus simple de tenter d’intégrer un maximum d’acteurs majeurs et c’est ce qu’ils font ! Aussi leur premier partenariat avec un acteur du cloud public était AWS. Maintenant VMware a accéléré pour les dépasser par la bande et signer un partenariat stratégique avec Amazon. Dont acte pour Nutanix, et c’est naturellement qu’on peut s’attendre à un partenariat avec Google ! Attendez-vous à beaucoup de nouvelles annonces autour de Google, Kubernetes chez Nutanix !

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Mon Datacenter est-il vivant ? 1ère partie

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FIG1 : Une cellule stockant de l’information binaire. (source inconnue)

 

Dans cette série d’articles, je vais développer quelques uns des concepts qui m’apparaissent tellement résonner avec ce que j’appellerais le début de l’ère du SDDC.
Cela me donnera l’occasion de me présenter, et me donne l’opportunité d’introduire mon blog qui parlera bien évidement des datacenters, de la virtualisation, de l’EUC et de biologie.
Dans une vie antérieure, j’ai reçu une formation en biologie cellulaire et en chimie organique avec une spécialisation en génétique. Il me semble que nous sommes toujours constitué de ce que nous avons été et de ce que nous voulons devenir. Ainsi, même si je suis ingénieur système depuis plus de 15 ans, même si je travailles sur la virtualisation depuis 10 ans, je suis toujours intéressé par des sujets comme la biologie du vivant, l’homéostasie, d’alimentation humaine, de biologie du sport et tout un tas de sujets aussi excitants les uns que les autres.
En tant que spécialiste de la Virtualisation, je dois maintenant faire face au dilemme de notre job. La connaissance du stack entier de la virtualisation, n’est plus la fondation sur laquelle je peux m’assoir et construire mon datacenter. L’information dans notre petit milieu est passé du filet d’eau (bon un gros filet en ce qui concerne les KB / best practices) de l’ère pré-vSphere à la rivière vSphere pour finalement passer au dessus de la digue et tout envahir. C’est excellent ! Je dirais même j’adore ça. Ca me rappelle mes études où les professeurs (surtout en biologie cellulaire…) nous racontais que la science était une bête sauvage qu’il fallait savoir chevaucher pour voir où elle nous menait.  Et vous savez quoi ? plus je pense à cela, plus je trouve des analogies avec la biologie. C’est quoi un backbone sinon une colonne vertebrale, le feedback, le cycle de vie, la réplication, un heartbeat, le greenIT, un grand nombre de concepts en biologie font sens si on essaye de les appliquer à l’informatique… et c’est bien normal ! l’informatique devient de plus en plus intelligente et les progrès en ingénierie robotique et médicale préfigurent une forme de convergence des 2 mondes.
L’analogie entre le SDDC (centre de donnée défini par logiciel ? beurk restons sur SDDC) et un organisme multicellulaire est pour moi une évidence. Un SDDC c’est juste une manière de concevoir le Datacenter comme un ensemble complexe de hardware automatisés et pilotés par un logiciel. Son but ? faire « vivre » des applications dans les meilleures conditions possibles tout en étant économiquement viable. A mon sens cela reste proche de la définition d’un organisme : un organisme est viable dans le temps s’il est écologiquement viable : soit il a le temps de se reproduire soit il ne peut pas. L’écologie n’est pas un monde de bisounours vert, globalement l’écologie est la sience qui étudie les chaines alimentaires dans un écosystème donné… pas très éloigné de l’économie en somme.
Dans le prochain article, nous aborderons les différents composants d’un datacenter automatisé en continuant l’analogie avec la biologie :

  • l’énergie,
  • l’intelligence,
  • l’adn,

tout en rentrant plus dans les détails cette fois.

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Fig2 : modèle informatique d’une cellule (http://blog.threestory.com/wordpress/tag/cell)

A très vite !
VirtTom