Fig1 : le .NEXT 2017 à NICE !
Alors que la poussière retombe sur la baie des anges après le passage d’une tribu HiTech ayant appris la joie simple qu’il y avait à taper dans ses mains (j’invite ceux qui ne comprennent pas l’allusion à visionner le début de la keynote day1), je voulais revenir sur les annonces des 2 .NEXT et de ce qu’on est en droit d’attendre de Nutanix. Pas d’articles cette semaine si vous souhaitez en savoir plus mais une trentaine de .pdf et des heures de vidéos sur youtube respectivement ici et ici.
D’abord pour ceux qui en doutaient encore, Nutanix n’est plus une appliance. C’est bien plus ! On parle d’ailleurs bien plus du logiciel qui tourne dessus que du matériel. Tel un bâtisseur des temps anciens, Nutanix a su construire une base solide sur laquelle s’appuyer afin de porter sa vision. L’hyperconvergence est un outil qui doit servir un but bien plus vaste que j’ai largement abordé dans la LLDOT3. Pour une description complète de la démarche, en français et en « lightboard » s’il vous plait ! c’est par ici :
Fig 2 : Nutanix France sur Youtube Lightboard Session – Vision d’ensemble
Concrètement, cela va se traduire comment ? Comme toujours chez Nutanix qui a adopté la méthodologie DEVOPS non pas pour communiquer mais bien pour développer ses produits, il faut suivre ! L’infrastructure On Premise va bien évidemment porter un Cloud Privé. En effet toutes les annonces ces derniers mois voir dernières années, si l’on savait lire entre les lignes, mènent au cloud privé, en particulier depuis Asterix. Maintenant que Obelix est annoncé, on se doute bien que les services associés vont aussi enfler !
L’année dernière à Vienne, ce qui m’avait complètement bluffé était l’intégration de la gestion des switches qui laissait entrevoir une gestion de la migration de VM entre nœuds / cluster proprement hallucinante (que celui qui n’a jamais eu à souffrir des demandes de reconfiguration de port sur un switch en salle server me jette la première pierre !). Avec la 5.5 vient le stockage objet compatible SC3… On y reviendra plus tard, cependant avec l’intégration hybride envisagée c’est une vraie bombe ! Un stockage objet c’est une brique importante qui manquait pour une intégration cloud privé. Un stockage objet, un orchestrateur et un « market place » le tout reposant sur une infrastructure robuste, fiable, sécurisée et dans la mesure du possible le tout en 1 clic ? Sérieusement ? Sérieusement oui et ce n’est pas fini. Car la virtualisation c’est bien, mais la conteneurisation pour l’automatisation c’est mieux ! Et on arrive naturellement à l’intégration de Kubernetes. Quoi de mieux que l’intégration de la star des orchestrateurs de conteneurs ? en effet, développé par google pour son propre besoin, Kubernetes est opensource et présente l’immense intérêt de ne pas être « vendor lockedin », rentrant complètement dans la philosophie des produits développés par Nutanix.
Rapidement, Kubernetes propose une solution permettant d’orchestrer via un ou plusieurs « master » (couche contrôle) l’exécution (arrêt / redémarrage, équilibrage de charge, bref ce que l’on connait depuis des années en virtualisation VMware grâce à vCenter) d’application conteneurisées sur une infrastructure (en l’occurrence ici un cluster Nutanix) les : « nodes » portant des « pods » (groupement de 1 ou plusieurs conteneurs) constituant la couche exécution. Enfin un intermédiaire, la couche découverte est rendu nécessaire par la décorrélation entre le conteneur isolé et la couche physique afin de localiser les différents éléments et rendre possible l’orchestration (et devinez quoi ? ça repose sur un service de stockage distribué type clé / valeur : etcd). Par ailleurs, l’orchestration est rendue possible par interrogation d’API REST !
Du coup, un interfaçage avec la suite de produits Nutanix, oserais-je même écrire le framework de cloud Nutanix, parait simple, Nutanix étant RESTful depuis le début. C’est d’ailleurs ce qui selon moi confère à cette suite de produit un tel alignement à la vision portée depuis les prémices. Tout est plus simple quand tout a été prévu pour rester simple. L’intégration à PRISM central se gère comme d’autres composants, Prism étant déjà Full Rest !

Fig3 : Take a REST !
Et ensuite ? Eh bien il y en a encore ! En effet les clients qui ne sont pas cloud natives mais ont un désir de migrer une partie de leur workload dans celui-ci sont rapidement confronté à un problème. Certes il est simple de créer une machine, de monter une architecture serverless dans le cloud mais qu’en est-il de l’administration ? De l’interfaçage avec l’existant ? Des équipes en place ? Des processus d’entreprise ? Bref que faire de mon existant ? Déjà, une bonne première étape pourrait être de commencer par m’appeler. Plus sérieusement définir une stratégie, gérer le changement pour opérer cette stratégie me semble bien plus important que d’acheter un produit. Maintenant lorsque la maturation suffisante est atteinte, il y a de bonne chance qu’une stratégie multi-cloud soit envisagée. Et c’est là que Xi Hybrid Cloud intervient ! Fournir une interface homogène (pas facile à trouver une traduction sympa pour single pane of glass) permettant de gérer son cloud privé et son cloud public c’est plutôt agréable ! Fournir un moyen d’adresser indifféremment les cloud publics c’est mieux ! Comme évoqué dans la LLDOT 3, cette possibilité est fournie en particulier par Xi Hybrid Cloud Service. Enfin une possibilité de respecter le contrat « NO SILO » que le cloud nous avait promis ! car il faut l’avouer, ce n’est pas la multiplication des technologies, des consoles, des méthodes, des équipes ! qui va nous conduire au NO OPS…
Tout cela orchestré grâce à Calm.io permettant via une intégration de type Market Place, des BluePrint customisables, une interaction avec des API REST… Et pour les lier tous, PRISM CENTRAL !
Vous l’aurez compris, dans ma lettre au père noël, j’ai demandé un projet d’intégration cloud hybride sous Nutanix !














FIG1 : Une cellule stockant de l’information binaire. (source inconnue)
Dans cette série d’articles, je vais développer quelques uns des concepts qui m’apparaissent tellement résonner avec ce que j’appellerais le début de l’ère du SDDC.
Cela me donnera l’occasion de me présenter, et me donne l’opportunité d’introduire mon blog qui parlera bien évidement des datacenters, de la virtualisation, de l’EUC et de biologie.
Dans une vie antérieure, j’ai reçu une formation en biologie cellulaire et en chimie organique avec une spécialisation en génétique. Il me semble que nous sommes toujours constitué de ce que nous avons été et de ce que nous voulons devenir. Ainsi, même si je suis ingénieur système depuis plus de 15 ans, même si je travailles sur la virtualisation depuis 10 ans, je suis toujours intéressé par des sujets comme la biologie du vivant, l’homéostasie, d’alimentation humaine, de biologie du sport et tout un tas de sujets aussi excitants les uns que les autres.
En tant que spécialiste de la Virtualisation, je dois maintenant faire face au dilemme de notre job. La connaissance du stack entier de la virtualisation, n’est plus la fondation sur laquelle je peux m’assoir et construire mon datacenter. L’information dans notre petit milieu est passé du filet d’eau (bon un gros filet en ce qui concerne les KB / best practices) de l’ère pré-vSphere à la rivière vSphere pour finalement passer au dessus de la digue et tout envahir. C’est excellent ! Je dirais même j’adore ça. Ca me rappelle mes études où les professeurs (surtout en biologie cellulaire…) nous racontais que la science était une bête sauvage qu’il fallait savoir chevaucher pour voir où elle nous menait. Et vous savez quoi ? plus je pense à cela, plus je trouve des analogies avec la biologie. C’est quoi un backbone sinon une colonne vertebrale, le feedback, le cycle de vie, la réplication, un heartbeat, le greenIT, un grand nombre de concepts en biologie font sens si on essaye de les appliquer à l’informatique… et c’est bien normal ! l’informatique devient de plus en plus intelligente et les progrès en ingénierie robotique et médicale préfigurent une forme de convergence des 2 mondes.
L’analogie entre le SDDC (centre de donnée défini par logiciel ? beurk restons sur SDDC) et un organisme multicellulaire est pour moi une évidence. Un SDDC c’est juste une manière de concevoir le Datacenter comme un ensemble complexe de hardware automatisés et pilotés par un logiciel. Son but ? faire « vivre » des applications dans les meilleures conditions possibles tout en étant économiquement viable. A mon sens cela reste proche de la définition d’un organisme : un organisme est viable dans le temps s’il est écologiquement viable : soit il a le temps de se reproduire soit il ne peut pas. L’écologie n’est pas un monde de bisounours vert, globalement l’écologie est la sience qui étudie les chaines alimentaires dans un écosystème donné… pas très éloigné de l’économie en somme.
Dans le prochain article, nous aborderons les différents composants d’un datacenter automatisé en continuant l’analogie avec la biologie :
tout en rentrant plus dans les détails cette fois.
Fig2 : modèle informatique d’une cellule (http://blog.threestory.com/wordpress/tag/cell)
A très vite !
VirtTom